Dimanche 7 mars 2010
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Dès ma découverte de Dieu, je choisissais bien entendu d' assister à la messe quotidiennement. J' avais comme pour la prière, une avidité à rattraper le "temps perdu", à
réparer mon passé peu glorieux !
Immédiatement, l' Eucharistie représentait le lieu idéal pour ma "guérison", pour ma libération de l' enténèbrement où
je m'étais fourvoyé. Que pouvait-il y avoir de mieux ? Écouter Dieu, louer Dieu, manger Dieu, le rencontrer intimement, il n' y avait pas meilleur remède. Mon état justifiait une
"thérapie spirituelle" de choc.
Et bizarrement, ce rendez-vous quotidien d'Amour -je le ressenti tout de suite ainsi- s' inséra naturellement dans mon emploi du temps. Aucun sentiment de corvée ou
d' hésitation. Aucune pensée du genre : "aujourd' hui je n' ai pas le temps", ou "je suis trop fatigué" où "je peux bien m' en passer pour une fois". Je n' étais pas non plus sur un registre
: "j'en ai vitalement besoin" ou "c' est devenu une obigation".
Non ! Ma découverte stupéfiante du Dieu Vivant me conduisait tout simplement à désirer le rencontrer et à le recevoir chaque jour. C' était pour moi le simple bon sens et je
préssentais que cette rencontre ne pouvait être que profitable. Et effectivement, je m' aperçus vite que ce n' étais que du bonheur ! Alors pourquoi s' en priver !
J' étais très étonné par la facilité déconcertante qui me permettait d' assister à la messe tous les jours. Mon emploi du temps s' harmonisait avec les horaires des
célébrations. J' avais tous les jours une messe qui m' attendait.
Une fois pourtant, une rencontre de travail fut plus longue. Et en sortant quand je vis l' heure tardive, je me dis que j' aurais bien du mal à arriver à l'
heure. J' avais 80 kilomètres à faire.... j' appuyai sur le champignon et je pris des risques sur des petites routes. Et c'était l' hiver. Ce soir là, les difficultés de circulation s'
accumulaient. Je me souviens d' avoir eu toutes les peines du monde à doubler un semi-remorque mal éclairé. Vraiment, cela ne fonctionnait pas comme d' habitude. J' arrivais quand même pile poil à
l' heure, fatigué et enervé et je me précipitai essoufflé vers la chapelle. Et là, j' eus la surprise de lire sur une feuille scotchée sur la porte: "Pas d'Eucharistie ce soir, le prêtre est
absent"
Cela me servit de leçon pour le futur. Je compris qu' il fallait m' abandonner à la Providence sans jamais m' inquiéter outre mesure. Puisque je mettais Dieu au premier
plan dans tous les instants de ma vie, je devais apprendre à le laisser me conduire et arriver à lacher prise, à m' abandonner. Avec Dieu, tout concourait au bien quoiqu' il arrive.
Mon obsession, je l' ai déjà dit, était d' essayer de plaire au Seigneur. Et une chose me posait problème, je ne voyais plus, comme dans mon enfance, les fidèles
s'agenouiller durant la messe, et particulièrement durant le moment le plus sacré, la Consécration du pain et du vin quand le Seignuer vient habiter ces espèces. Cela me génait un peu. Que
devais-je faire, moi ? Et dans ma prière, j' interrogeais régulièrement le Seigneur. Et la réponse me fut vite donnée.
Lors d'une célébration eucharistique dans une petite chapelle, nous étions très nombreux. Et moi, j'étais coincé au milieu de la foule..Que faire au moment de la
Consécration ? En m' agenouillant, j' allais être étouffé, sans rien voir ! Rester debout me paraissait plus raisonnable.
Mais quand le moment arriva, je me sentis partir et sans résister, je m' agenouillai et à ma grande surprise, mon voisin totalement inconnu, fit de même. Le Seigneur nous
avait placé côte à côte et nous étions les seuls à nous abaisser physiquement durant ce moment si précieux de la messe Et pour me confirmer ce signe, dans les jours qui suivirent, je Seigneur me
plaça plusieurs fois à nouveau à côté de persones qui s' agenouillaient.
J' ai appris ainsi que le Seigneur appréciait beaucoup notre humilité, notre abaissement et notre vénération devant son Don total dans le Sacrement Eucharistique. Oui à
chaque Eucharitie, le Seigneur renouvelle l'offrande de sa vie et se donne en nouriture à chacunnde nous pour nous inonder de son Esprit Saint et pour nous conduire à la Vie, au Salut. Comment ne
pas tomber à genoux devant un tel acte d' Amour ?
Que de Grâces reçues en quinze années de rencontres quasi quotidiennes avec le Seigneur lors des célèbrations Eucharistiques. Il nous nourrit de son Amour pour que
nous devenions Amour dans nos relations. Je crois vraiment que c' est son seul objectif. Merci Seigneur pour ces miracles que tu fais en chacun de nous quand tu te donnes en nourriture. C'est tout
simple et tellement bon.
Oui j' ose dire à la manière de Sœur Émmanuelle Maillard de la Communauté des Béatitudes qui vit à Medjugorge, que la plus belle messe de ma vie est toujours la dernière,
celle que je viens de vivre, quel que soit le prêtre, quelle que soit la forme....ce qui compte c' est l' Amour donné par le Seigneur, et il se donne toujours avec autant de générosité dans chaque
Eucharistie....
(à suivre)